Le temps des seigneurs

René d'Anjou 
René d'Anjou, roi de Jérusalem et de Sicile, duc d'Anjou et duc de Bar, comte de Provence, seigneur de Lambesc (en 1473 - 1474), devient donc seigneur de Saint-Cannat.
Un mois après avoir acquis ce fief, il lui accorde le privilège de tenir foire, pour la fête de Notre-Dame (acte confirmé en novembre de la même année) ; cette foire, si elle n'est plus aujourd'hui celle des amandes, des chardons cardères, de la garance, des oignons et des aulx (ces derniers étant réputés dans toute la contrée), reste cependant fidèlement perpétuée de nos jours.

Jean d'Anjou
Le roi René, toujours en 1474, règle une partie de sa succession en faveur de son fils naturel, Jean dit "le Bâtard d'Anjou", qui lui succède à sa mort et devient marquis de Pont-à-Mousson, seigneur de Saint-Rémy, et second seigneur de Saint-Cannat.
Jean épouse Marguerite de Glandevès, qui lui donne une fille : Catherine d'Anjou, laquelle apportera à son mari, François de Forbin-Soliers, ses droits sur Saint-Cannat (1525).

Les Forbin-Soliers & les Covet de Marignane
Ils conserveront Saint-Cannat jusqu'en 1646, date à laquelle Bernard de Forbin - Soliers cède la seigneurie à son beau-frère Henri de Covet de Marignane.
Si le roi René avait fait aménager l'ancien château des évêques, les Covet de Marignane le trouvent trop incommode et l'abandonnent.
Ils construiront le Château-Neuf, vaste bastide accolée à l'ancien rempart face à la route d'Aix (emplacement de l'actuelle Mairie) agrémentée de jardins et de fontaines, dont celle de style aixois à quatre canons (la fontaine Seigneuriale de Notre-Dame, Place Gambetta).

Jean-Baptiste de Bruny
En 1715, Joseph-Marie de Covet vend son fief, avec le Château à peine achevé, à Jean-Baptiste de Bruny, seigneur de la Tour d'Aigues.
Ce Bruny (plus tard Baron), négociant et armateur, donnera le nom de Saint-Cannat à l'un de ses navires.

Les Suffren
Sa fille Marie-Hiéronyme, dite Dame de Saint-Cannat, avait épousé, en 1711, Paul de Suffren-Saint-Tropez. A la mort de son père (1723) et malgré les protestations de son frère François (qui se dira de Bruny-Saint-Cannat, jusqu'en 1730), Marie-Hiéronyme revendiqua l'héritage de Saint-Cannat, appuyée en cela par les Suffren (Paul, son mari, se titra même baron de Saint-Cannat).

Le jeune roi Louis XV tranchera en faveur des Suffren érigeant la seigneurie en marquisat, au profit de Paul de Suffren et de sa descendance (1725).

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